Les nouvelles cartes de l’IBPT donnent la faveur à Proximus en terme de couverture 4G. Le cabinet de consultance américain LCC décerne un prix à Orange Belgique. Le gouvernement wallon, lui, débloque 50 millions pour les zones blanches.

En attendant patiemment la 5G, le consommateur belge peut se réjouir d’une chose. Les trois opérateurs mobiles vont poursuivre, voire accélérer, leurs efforts sur le plan qualitatif. Les ondes 3G et 4G bénéficieront encore pendant quelques années de lourds investissements. Notamment dans la densifications des antennes et dans les capacités de traitement des données. Pas d’inquiétude: ces montants consacrés à l’infrastructure préparent également la prochaine génération.

Le premier constat a été diffusé par l’IBPT la semaine passée. Le taux de couverture extérieure en 4G, du territoire et de la population, dresse un podium dominé clairement par Proximus. Orange ne se trouve qu’à quelques encablures tandis que Base devra encore réaliser des travaux conséquents pour colmater la brèche. C’est au niveau de la pénétration de la 4G à l’intérieur des bâtiments que Proximus prend nettement les devants. Les nouvelles cartes se trouvent sur le site bipt-data.be. Le moteur de recherche peut déterminer les niveaux de qualité par commune. Du rouge (absence totale de signal) au vert foncé (utilisation confortable au sein des bâtiments), il est aisé de vérifier les couvertures de chaque opérateur.

Le régulateur a également lancé une application mobile pour permettre à chacun d’envoyer des tests personnalisés via son smartphone. Les liens de téléchargement se trouvent en fin d’article.

Orange N°1 quand même !

Si l’IBPT a peu communiqué sur la qualité des appels et des transferts, c’est parce que les écarts entre les opérateurs est faible. Globalement, la qualité est très élevée. Toutefois, selon une étude commandée à LCC par Orange (c’est important de la préciser), c’est bel et bien Orange qui fournit la meilleure expérience à ses clients. Second élément de l’étude, tout aussi primordial: les zones testées sont les suivantes : Anvers, Bruxelles, Charleroi, Gand, Liège, Alost, Bruges, Genk, Hasselt, Courtrai, La Louvière, Louvain, Malines, Mons, Mouscron, Namur, Ostende, Roulers, Saint-Nicolas, Tournai, Turnhout, Verviers et les communes et routes situées entre ces zones ainsi que dans le métro d’Anvers et de Bruxelles. Bref, là où il est absolument certain que le réseau d’Orange offre une couverture confortable.

En téléphonie mobile, Orange obtient un score de 94,5% pour 93,3% et 81,8% chez ses concurrents. Même chose pour l’internet mobile: 87,2% contre 85,6% et 85%. Le transfert de fichiers le plus fiable donne un dernier podium: jusqu’à 99,7% contre 98,7% et 97,9%. Difficile de savoir exactement à quoi correspondent exactement ces chiffres mais ils démontrent que la compétition est rude entre les trois réseaux physiques. Orange rappelle son engagement à nettement améliorer la couverture à l’intérieur des bâtiments. Les clients peuvent également faire appel à une antenne domestique (femto) et au VoWiFi pour ceux qui exploitent un smartphone compatible. Étrangement, sur ce dernier point, Orange est particulièrement prudent en ouvrant l’accès à cette technologique qu’à un nombre limité d’appareils. Outre les iPhone, les Galaxy et le haut de gamme Huawei, les autres marques devront patienter. 

Finies les zones blanches ?

Selon l’IBPT, 4,5% des logements belges, soit 217.000 ménages, ne sont pas couverts par un débit internet fixe d’au moins 30 Mbps. Une brève Belga a très succinctement expliqué que le gouvernement wallon se prépare à mettre 50 millions d’euros sur la table pour permettre aux opérateurs de couvrir, quelle que soit la technologie choisie, ces zones blanches en internet rapide. Sachant que la 4G+ autorise actuellement des vitesses de téléchargement au-delà des 200 Mbps, il semble évident que cette voie soit privilégiée.

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